
L’évolution des interfaces homme-machine dans les environnements de production connectés impose une révision des dispositifs de signalisation optique et acoustique. L’intégration de protocoles numériques permet d’optimiser la réactivité des opérateurs.
Dans les ateliers d’usinage, les cellules robotisées ou sur les lignes de convoyage, la transmission instantanée de l’état de fonctionnement d’un équipement est cruciale pour le maintien du Taux de Rendement Synthétique (TRS). Traditionnellement assurée par des colonnes lumineuses étagées, cette fonction évolue aujourd’hui vers des balises monoblocs compactes capables de générer de multiples codes couleurs à partir d’un seul point d’émission. C’est pour répondre à ce besoin de compacité combiné à une visibilité accrue que le fabricant WERMA fait évoluer sa gamme avec la balise MC55 High. Doté d’un diffuseur rehaussé sur un diamètre de 55 mm, ce module offre un angle de diffusion étendu, supprimant les angles morts visuels fréquents lors de l’intégration sur des périphériques de taille réduite ou sur des postes de travail manuels.
Le déploiement de ces organes de signalisation nécessite une adaptation stricte aux contraintes mécaniques des bâtis de machines. La conception de la balise autorise un montage classique par perçage standard M30, ainsi qu’une fixation à plat ou sur tube. Cette modularité permet aux concepteurs d’armoires de basculer d’une intégration encastrée à une configuration en saillie sans modifier le composant matériel de base.
Sur le plan de l’exploitation, l’un des enjeux actuels de la supervision est la réduction de la fatigue d’alarme (ou pollution sonore) chez les opérateurs. Pour y pallier, la gamme intègre une logique de temporisation comportementale : lors d’un défaut de procédé, le système déclenche d’abord une alerte purement visuelle. En l’absence d’acquittement ou d’intervention humaine dans un délai imparti, une escalade matérielle active automatiquement un signal sonore via le buzzer intégré. Cette gradation garantit une intervention sécurisée tout en limitant le bruit ambiant continu dans l’atelier.
L’architecture de la gamme se décline selon le niveau de complexité de l’automatisme sous-jacent. Pour les boucles de contrôle traditionnelles, la version standard, raccordée via un connecteur M12 à 5 broches, délivre un affichage tricolore classique (rouge, jaune, vert) ou à sept couleurs par simple combinaison de signaux discrets.
Toutefois, l’intégration dans des architectures industrielles communicantes requiert des échanges de données bidirectionnels. La déclinaison IO-Link répond à cette contrainte en permettant au système de contrôle-commande (PLC) de modifier dynamiquement les paramètres d’affichage. Les couleurs des LED RGB et les fréquences peuvent être reconfigurées à la volée, assurant une traçabilité en temps réel des changements de production.
Enfin, pour les applications décentralisées nécessitant une signalisation sur-mesure, une version paramétrable par logiciel offre une granularité maximale. L’ingénieur automaticien peut y définir des séquences d’éclairage spécifiques (continu, clignotant, flash ou pulsé) et configurer des tonalités associées. Cette version dite “Smart” dispose également de capacités de commutation directe pour piloter des actionneurs externes locaux, transformant le simple voyant lumineux en un véritable nœud de commande autonome.
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